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Comment ça marche ?
Plusieurs spectateurs de la pièce de
théâtre "Les contes de la petite fille moche" se
sont spontanément prêtés au jeu
d'écrire à leur tour l'histoire d'un personnage
inventé qui a un complexe. Leurs textes sont rassemblés ci-dessous.
Vous souhaitez participer? Cliquez ici!
Bonne lecture!
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Voici la liste des textes que vous trouverez tous plus bas sur cette page :
Je suis trop petite par Soafara Ralaimidona - LIRE!
Je suis roux et je m’appelle Jean-Lou ! par Simon Guichard - LIRE!
J'ai un grand nez par Ugo leTutour - LIRE!
Je n'aime pas ma coupe à la Mireille Mathieu par Sébastien Dars - LIRE!
Je suis gros par Martin Alazet - LIRE!
Je bégaie par Karl Vignon - LIRE!
Je suis trop grand par Logan Coutard - LIRE!
J'ai les oreilles décollées par Kaël-Yann Perrin - LIRE!
J'ai les cheveux trop bouclés par Jeanne Ligot - LIRE!
J'ai de grandes dents par Elisa Beurrois - LIRE!
Je suis étrangère par Florent Daniel - LIRE!
Je n'ai pas les mêmes rêves que les autres par Gaëlle Barazer - LIRE!
J'ai des grands pieds par Hugo Baudet - LIRE!
J'ai redoublé par Gabriel Rousset - LIRE!
Je suis pauvre par Florence Louazel - LIRE!
J'ai un terrible appareil dentaire par Agathe Giard - LIRE!
Je suis blonde par Clément Aubin - LIRE!
Je suis handicapée par Blandine Latouche - LIRE!
J'ai des taches de rousseur par Charlie Rimasson - LIRE!
Je suis pas intelligente par Blandine Duchemin - LIRE!
Mes parents sont trop sévères par Charles Garrec - LIRE!
Je n'ai pas la même religion que les autres par Alex Lemonnier - LIRE!
Je suis une petite fille tout à fait normale par Louison, 12 ans - LIRE!
Un mélodrame, une mélodie... par Joséphine, 15 ans - LIRE!
Comme un mouton par Blandine, 15 ans - LIRE!
Henriette par Céline, 11 ans - LIRE!
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Je suis trop petite
Histoire imaginée par Soafara Ralaimidona - Collège du Rheu
Je m'appelle Jocelyne et je
suis trop petite. Ce n'est pas de ma faute. Je mange, mais...je ne
grandis pas. Par contre, je grossis ! J'ai toutes les
qualités pour être NORMALE, mais...je suis petite,
alors c'est pas facile de devenir comme les autres !
Ma mère, elle me dit que je
ne suis pas petite. Mais moi je sais que je suis petite. Mon petit
frère, qui n'a que trois ans, va bientôt me
rattraper. Mais je me dis dans ma tête : « C'est
pas grave, ça arrive à tout le monde...
», même si je sais que ce n'est pas vrai !
Un jour, ma grand-mère
Georgette est venue chez moi, et comme elle n'est pas aussi grande que
moi, je me confie plus à elle qu'aux autres. Et je lui dis :
« Quand je serai grande, je ne ferai même pas ta taille, mamie ! »
Et elle me répond, avec un grand sourire, comme si elle était désolée :
« Mais si, mais si, t'en fais pas ! »
Et elle m'embrasse sur le front.
A l'école, je n'ai que deux
amis. Ils s'appellent Anne-Sophie-Marie-Claire et
Marco-Frédo. La fille, elle n'est pas très
intelligente, enfin, c'est ce que pensent les autres. C'est pour
ça que je lui donne des cours particuliers, à la
récréation. Mais elle ne s'améliore
pas vraiment ! Sa meilleure note (si on peut appeler ça une
bonne note) a été de 4/10 et elle
était tellement contente qu'elle a sauté pendant
toute la récréation !
Le garçon, lui, il est gros,
un peu... beaucoup... C'est pour ça que Michel, un gars trop
bête, l'embête tout le temps, et moi, je le
défends. Même si je suis petite, je sais quand
même me défendre avec mes poings, même
s'ils sont tout petits !
Qu'est-ce que c'est difficile d'être petite !
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Je suis roux et je m’appelle Jean-Lou !
Histoire imaginée par Simon Guichard - Collège du Rheu
Bon. Je vais y aller franco.
Déjà, c’est énervant de se
faire traiter de roux (Ne me demandez pas pourquoi on traite les roux
et pas les bruns, je n’en sais rien.) Mais en plus mes
parents ont eu la mauvaise idée de m’appeler
Jean-Lou, si bien qu'à l’école, quand
on se moque de moi on dit : « Jean-Lou le roux ! Jean-Lou le
roux ! »
Pourtant, dans le famille, on a jamais eu des prénoms qui
riment avec notre couleur de cheveux. Mon père
c’est : Hervé le brun, ma mère :
Catherine la châtain et mon frère : Alex le noir
et bien sûr c’était sur moi que
ça devait tomber.
Le pire, c’est à l’école.
Encore au CP, c’était bien. Tout le monde dans la
classe regardait « Poil de Carotte » et on
était petits. Mais maintenant « Poil de Carotte
» c’est plus à la mode et
c’est pour les bébés ! Ce qui est
à la mode en ce moment, c’est de se moquer des
roux.
J’ai des amis garçons et filles, c’est
pas ça le problème. Le problème,
c’est que dès que je me fâche contre mes
amis, on remet sur le tapis l’histoire des roux et
ça donne ça : « Poil de Carotte !
» « Jean-Lou le roux ! » Vous allez dire,
c’est une insulte comme une autre, c’est comme si
on disait : « Nez de cochon ! » mais non ! En plus
je suis le seul roux.
Bref, passons à la technique. Un jour, je regardais un
documentaire sur les flamands roses avec mon papa. Un moment, ils
disaient qu’ils mangeaient des crevettes, c’est
tout ce que j’ai retenu d’ailleurs. Je me suis dit
que si les flamands roses étaient roses parce
qu’ils mangeaient des crevettes, alors moi, si je mangeais du
chocolat, mes cheveux deviendraient marron. Le seul
côté négatif, c’est que les
crevettes, c’est le seul repas des flamands roses. Alors je
me suis à manger beaucoup de chocolat en cachette et
à en piquer au goûter de mes copains. Mon
objectif, c’était de devenir brun, mais, ce qui me
motivait encore plus, c’était que mon meilleur ami
Marco-Fredo était brun et que toutes les fille
étaient amoureuses de lui.
Quelques moi plus tard, je n’étais pas brun mais
gros. Depuis ce jour, quand je me fâche contre mes amis, ils
ne me traitent plus de « Poil de Carotte » mais de
« Citrouille ». Je n’ai pas besoin de
vous expliquer, vous comprenez ...
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J'ai un grand nez
Histoire imaginée par Ugo leTutour - Collège du Rheu
Je m'appelle Rito et j'ai un
grand nez. Tout le monde se moque de moi. Mamie Yvonne aussi elle a
bien un grand nez mais personne se moque d'elle, alors que moi....
À chaque récré, j'entends Jean-Pierre
qui m'appelle : « Pinocchio, tu veux jouer avec nous au
base-ball ? Comme ça tu pourras te rendre utile !
» Et toute sa bande rigole. Comme si mon nez ressemblait
à une batte de base-ball et que mon prénom
était Pinocchio! Je sais que j'ai un grand nez mais quand
même !
Je n'aime pas que l'on m'appelle Pinocchio. C'est pas drôle
pour moi ! Ni qu'on me demande de jouer au base-ball juste parce que
j'ai un grand nez. Je l'ai dit à la maîtresse mais
elle veut pas m'écouter.
Mes parents me disent qu'ils me trouvent beau, mais je sais bien que
maman elle me trouve moche, mais elle veut pas me le dire. Pour me
consoler, elle m'appelle mon Riri ou Rito d'amour. Mais j'aimerais bien
qu'elle me dise ce qu'elle pense vraiment de mon long et grand nez.
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Je n'aime pas ma coupe à la Mireille Mathieu
Histoire imaginée par Sébastien Dars - Collège du Rheu
Un jour, je suis
allée chez le coiffeur. Ce jour là, c'est ma
mère qui a choisi ma coupe. Elle a dit : «Faites
à ma fille la coiffure de Mireille-Mathieu». Je
savais ce que c'était et je n'aime pas cette coiffure. Je
pleurais, je pleurais en criant : «Non, je ne veux pas cette
coiffure !». Le pire, c'est que la coiffeuse a
raté la coupe.
Arrivée à l'école, tout le monde s'est
moqué de moi. Même mes amis, sauf deux personnes :
ma meilleure amie et mon meilleur ami. Ils ne se moquent pas de moi car
eux aussi ils ont un problème. Tout le monde se moque de
nous.
Le problème de mon meilleur ami c'est qu'il est roux. Tout
le monde le traite de «Poil de Carotte». Moi,
j'aime bien sa coiffure et sa couleur de cheveux. Je
préfère encore avoir sa coiffure que la mienne.
Le problème de ma meilleure amie, c'est qu'elle est petite.
Tout le monde la traite de
«bébé» ou de
«naine» ou encore « Tu ne devrais pas
être à la maternelle ? ». Je trouve
ça inadmissible.
Bon, revenons à mon problème. Je sais que mes
cheveux vont repousser et puis, la prochaine fois, je ne me laisserai
pas faire !
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Je suis gros
Histoire imaginée par Martin Alazet - Collège du Rheu
Je m'appelle Marco-Fredo et je
suis gros. Tout le monde se moque de moi, à la classe. Ils
me poussent, et comme la cour est en pente, je roule et je rebondis
dans la grille.
Michel, il est trop méchant. Il dit que je suis une Miel
Pops et il dit que je ne passe pas les portes. Heureusement, Jocelyne,
elle me défend car, elle aussi, Michel se moque d'elle parce
qu'elle est toute petite.
Je suis gros ? Et alors ? C'est pas votre problème, c'est le
mien ! Je l'aime, mon problème, même s' il
m'énerve. Des fois, je parle à mon ventre et il
me répond en gargouillant mais je comprends pas. Je ne suis
pas bête comme Anne-Sophie-Marie machin ! Elle, elle est
vraiment très bête, mais bête de
bête !
Il y a des avantages a être gros : on peut faire la boule
comme ça, et on peut heu rien on peut rien faire en fait,
mais je n'arrive pas à enlever le gras de mon ventre. Mais
j'aime bien ça, moi . Je joue avec Jocelyne, Jean et Dan. Ce
sont mes amis. On joue au football, je suis le goal, je suis trop fort.
Vive les gros mais pas trop !
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Je bégaie
Histoire imaginée par Karl Vignon - Collège du Rheu
Je m'appelle Mamadou. Eh ben
moi, je bégaie. A l'école, on me dit que je suis
un gros bug ! Et moi je n'aime pas ça du tout ! Et quand on
me dit ça et ben je vais pleurer dans mon coin.
Moi je suis triste toute la journée ! A chaque fois
à l'école c'est moi qui prends tout ! Pourtant,
dans ma classe, il y a une fille, elle a un un gros nez, les oreilles
décollées et de gigantesques pieds, et on se
moque même pas d'elle !
Quand je rentre à la maison, ma maman est toujours
là pour me consoler, même si je sais que
ça la dérange quand des invités
viennent, mais bon c'est ma maman et donc elle ne peut pas me dire ce
qu'elle ressent, parce qu'elle sait qu'elle me vexerait.
Voilà pour moi.
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Je suis trop grand
Histoire imaginée par Logan Coutard - Collège du Rheu
Bonjour, je m'appelle Lenie
Bar et je suis trop grand. Tout le monde me traite de «
Géant Vert. » Et puis, quand je rentre dans la
classe, je dois me baisser sinon je me cogne la tête. Et
quand je fais la course, je fais un pas et j'ai gagné. Mais
j'ai un ami, John Rambo.
Quand je suis rentré à l'école, la
prof était très surprise de me voir si grand.
Dans la cour, personne n'ose m'approcher car je suis trop grand.
Mon père, lui, a honte de moi mais ce n'est pas de ma faute
si je suis grand ! En classe, ma table est
surélevée et ma chaise toute petite.
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J'ai les oreilles décollées
Histoire imaginée par Kaël-Yann Perrin - Collège du Rheu
Salut, je m'appelle Michou.
Enfin non, mon vrai nom c'est Michel. J'ai les oreilles
décollées, ça m'énerve tout
ça. Ils se moquent tout le temps de moi, les gars de ma
classe. J'ai envie de leur casser la tête. Je vous le dis,
ça va plus le faire. Un jour, je serai tout seul, les autres
ils seront tous à l'hôpital si ça
continue.
L'autre jour, à la fin de la journée, la maîtresse vient me voir et elle dit :
« Michel, viens ici. » Je lui dis : «
J'ai pas envie. Je vais me prendre des baffes par ma mère si
je rentre en retard, alors à demain, maîtresse
!» Et je me barre de l'école.
Ce matin, il y a un mec de ma classe qu'a ramené son grand
frère et il s'est marré quand il m'a vu :
« Yo mec, trop fun tes oreilles ! Tu les as
trouvées où ? Dans les
céréales ? Tu me les prêteras quand tu
t'en auras plus besoin, s'il te plait ?
-Non, désolé, mais par contre je peux te casser la tête. »
Là je lui ai mis un poing dans le nez et je me suis barré dans l'école.
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J'ai les cheveux trop bouclés
Histoire imaginée par Jeanne Ligot - Collège du Rheu
Je m'appelle Maëlle.
Je me fais critiquer par tout le monde surtout par Camilla, une fille
de ma classe. Moi je la trouve belle et elle, devinez quoi ? Elle me
trouve moche ! C'est injuste ! J'essaie de devenir son amie mais elle
ne veut pas car elle trouve que je suis moche donc elle ne veut pas
devenir ma copine.
Vous savez, une fois je lui ai dit qu'elle était moche.
Juste pour rire ! Mais elle a appelé son frère,
il est arrivé et m'a donné une claque.
Ça fait mal. Heureusement, j'ai une meilleure amie qui me
comprend très bien. Elle me confie aussi ses secrets. Et son
problème, c'est qu'elle a une grosse bouche. Elle, elle me
dit que mon problème n'est pas grave. Mais je trouve qu'il
est quand même important, vu que tout le monde se moque de
moi. Moi, mes parents me trouvent soi-disant jolie.
C'est énervant car ma soeur aussi ne m'aime pas. Elle ne me
parle jamais. Dès que je lui dis un mot, elle me crie dans
les oreilles : « Je ne t'ai pas causé !»
PERSONNE NE M'AIME !
Je souffre mais je n'ose pas le dire. Sinon ma soeur me traiterait de bouclettes ou encore pire, de mouton ! LA HONTE !
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J'ai de grandes dents
Histoire imaginée par Elisa Beurrois - Collège du Rheu
Moi mon problème
c'est que j'ai des grandes dents. Les autres
élèves de ma classe se moquent de moi en me
disant que j'ai des dents de lapin comme si c'était de ma
faute. Je suis née comme ça. Ça vient
de ma mère depuis qu'elle est toute petite.
Lorsque je vais à l'école et que je rentre dans
la cour, les grands se moquent de moi en me disant : « Viens
petit lapin, je vais te donner des carottes. »
Un jour, j'ai demandé à maman d'aller voir le
dentiste. J'y suis allée avec elle et le dentiste a dit
qu'on pouvait rien faire pour mes dents.
Le soir, quand je rentre chez moi, mon grand frère me traite
de Bugs Bunny, le lapin dans le dessin animé et en plus il
dit que je suis stupide, bête et que je ne comprends rien.
C'est lui qui est bête et stupide. Oh ! j'avais
oublié de vous dire comment je m'appelle ! Donc je m'appelle
Linda.
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Je suis étrangère
Histoire imaginée par Florent Daniel - Collège du Rheu
Je m'appelle Laligot et je
suis étrangère. Cela veut dire que je ne viens
pas du même pays que les autres. J'ai mon papa, il est Sioux.
Ma maman, elle est française. Je me sens
différente des autres.
L'autre jour, dans mon quartier, les garçons m'ont
attachée à un arbre et traitée de Peau
Rouge. A la fin de la la journée, ils m'ont
relâchée. De toute façon, ça
sera toujours pareil. Mais maintenant je vais me défendre.
Le lendemain, j'ai emmené mon arc qu'oncle Yaya m'avait
fabriqué pour d'éventuelles batailles. Mais le
« shérif » a averti « le
général ». Mon attaque surprise a
raté. Saletés de Visages Pâles !
Maman, elle dit que ça va s'arranger mais elle sait
très bien que ce n'est pas vrai. Être
étrangère, c'est pas facile. Ce n'est pas bien de
traiter les étrangers comme ça. C'est de la
discrimination. L'important, c'est que je sois avec mes parents.
J'espère tout de même que ça va
s'arranger.
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Je n'ai pas les mêmes rêves que les autres
Histoire imaginée par Gaëlle Barazer - Collège du Rheu
Je m'appelle Carole et je n'ai pas les mêmes rêves que les autres.
Je voudrais devenir plombier. Ceux qui sont dans ma classe trouvent que
je suis un garçon manqué mais moi je ne trouve
pas. Je leur dis : « Moi, si ça me plaît
? » Les autres filles ne veulent pas de moi comme copine. Je
ne comprends pas. Je suis une fille comme les autres sauf pas avec les
mes rêves.
Une fois, j'ai dit à ma maman que je voulais devenir
plombier. Elle a dit « QUOI ? » Et pendant toute la
soirée, elle a essayé de me faire changer d'avis.
Ça n'a rien donné ! Je veux devenir plombier,
point final.
Mon papa, il est plombier. Quand je lui ai dit que je voulais faire ce
métier, il a dit : « C'est bien, mon
fils !» au lieu de dire « C'est bien, ma fille
!». J'ai été
fâchée contre lui pendant tout le week-end !
La semaine qui suivait, le lundi soir, j'étais toute seule
dans ma chambre. J'ai réfléchi. Avec toutes les
remarques que l'on m'avait faites, je ne savais plus si je voulais
vraiment être plombier.
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J'ai des grands pieds
Histoire imaginée par Hugo Baudet - Collège du Rheu
Bonjour, je m'appelle Makoko et j'ai des grands pieds.
C'est énervant d'avoir des grands pieds parce que je suis
obligé d'aller dans des magasins
spécialisés. Ma pointure est
déjà du 39-40 alors que j'ai que huit ans et demi.
Quand je reviens de l'école, je suis triste parce que tout
le monde se moque de moi parce que j'ai des grands pieds. Je passe des
journées terribles : tout le monde fait exprès de
me marcher sur les pieds. Ça fait très mal !
Un jour, ça m'est arrivé de me casser un bras.
Une autre fois, on m'a marché sur le pied, j'ai
trébuché sur le nez, donc nez cassé.
Je suis allé avec des pompiers à
l'hôpital. C'est pas marrant ! J'ai dû rester une
semaine à l'hôpital.
Bref, un début de vie pas très drôle.
En plus, ma grande soeur me tape tout le temps, comme mon petit
frère d'ailleurs. Et puis il me pose plein de questions,
c'est énervant ! Heureusement, ma mère et mon
père sont très gentils et ma petite-soeur aussi.
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J'ai redoublé
Histoire imaginée par Gabriel Rousset - Collège du Rheu
Bonjour, je m'appelle Pierre
et j'ai redoublé. Tout ça parce que je suis
mauvais en français, en math, en histoire-géo et
en arts plastiques. Mais je suis trop fort en sport. La
maîtresse dit que je dois faire des efforts et travailler.
Mais je suis trop occupé avec la télé,
la Play et l'ordi ! Tout le monde se moque de moi sauf Benjamin
l'intello de la classe. Je copie toujours sur lui et il y voit que
dalle.
Je suis plus vieux que tout le monde.
Quand on fête notre anniversaire à
l'école, j'ai toujours une bougie de plus. Ça
doit être bien le CE2 mais je suis cloué en CE1.
C'est nul, on refait exactement ce que j'ai fait l'année
dernière.
De temps en temps je me bats quand on se
moque de moi. Je leur éclate la tronche. Un jour, Cyril m'a
tellement énervé qu'on s'est battu et je lui ai
cassé le bras. Ça s'est terminé dans
le bureau de la directrice et tous les deux on a dû venir
à l'école un mercredi faire un travail. La
prochaine fois, je me ferai pas choper
!
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Je suis pauvre
Histoire imaginée par Florence Louazel - Collège du Rheu
Je m'appelle Aurélie. Mes parents sont pauvres. C'est une vraie souffrance !
Tout le monde me regarde avec des grands yeux et de la
pitié. Personne ne m'aime ! Les enfants de ma classe me
disent que ma maison est toute petite, que mes vêtements
viennent des poubelles.
Ma maman me dit que ça va s'arranger !
Un jour, à l'école, il s'est passé
quelque chose de terrible. Le matin, quand je suis arrivée
à l'école en pyjama, tout le monde s'est
moqué de moi! Mais je n'avais plus de vêtements
à me mettre ! Dominique (une fille) m'a demandé :
« C'est un survêtement ou un pyjama? Hi, hi !
-C'est un pyjama. »
Et puis, il y a Hugo (un garçon de ma classe) qui m'a
poussée dans la poubelle. Avant, il avait mis de la boue
dedans. Quand je me suis relevée, j'étais pleine
de boue. Je me suis mise à pleurer. Je me suis enfuie en
courant !
Quand ma maman m'a vue arriver elle m'a dit :
« Aurélie, pourquoi n'es-tu pas à l'école ? Tu t'es enfuie ?
-Maman, je veux plus aller à l'école.
-Qu'est-ce qui ne va pas ?
-Tout le monde se moque de moi, en plus Hugo m'a poussée
dans la poubelle qui était pleine de boue. En plus, je suis
allée à l'école en pyjama, parce que
je n'avais plus de vêtements. Tout le monde m'a
regardé. Il y a un Robin qui m'a demandé si
c'était un survêtement ou un pyjama. Je lui ai
répondu c'est un pyjama. Ils ont tous ri. »
Maman m'a expliqué que si je n'allais pas à
l'école je deviendrais comme Anne-Sophie-Marie-Claire. Donc
j'y suis retournée. Quand je suis rentrée dans la
classe, la maîtresse m'a demandé :
« Aurélie, où étais- tu ?
-Maîtresse, j'étais chez moi.
-Aurélie, tu n'as pas le droit de partir comme ça chez toi.
-D'accord, maîtresse, je ne recommencerai plus.
-Bon, Aurélie, va t'asseoir. »
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J'ai un terrible appareil dentaire
Histoire imaginée par Agathe Giard - Collège du Rheu
J'ai un terrible appareil dentaire et en plus je m'appelle Renée.
On ne peut pas me prendre en photo car sinon avec l'appareil
ça ferait bizarre. J'ai du mal à faire du sport,
à parler et à me faire des amis. Ah si ! Il y a
Zoé, elle voudrait avoir un appareil, c'est mon amie (une
des seules).
Une fois, il y a Ursula (c'est une vraie peste) elle m' a dit:
« Ton deuxième prénom, c'est sourire
d'enfer ?» Il n'y avait qu'elle qui trouvait ça
drôle. Après mangé, je dois me laver
les dents car sinon je n'ai plus d'amis. Pourquoi ? Vous demandez
pourquoi ? C'est parce que j'ai des feuilles de salade entre les
bagues... C'est pour cela que maman m'a demandé
d'arrêter de manger de la salade.
Mes meilleures amies s'appellent : Zoé, Jocelyne,
Anne-Sophie-Marie-Claire. J'ai aussi des ennemies mais, si je vous les
disais, vous vous endormiriez. HEIN ? QUOI ? Vous dormez
déjà ?
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Je suis blonde
Histoire imaginée par Clément Aubin - Collège du Rheu
Je m'appelle Ida et je suis
blonde. Être blonde, c'est pas facile à
l'école : « Blondinette a encore
raté ! Elle a des spaghettis à la place des
cheveux. Et en plus elle a rien en dessous ! »Voici le genre
de remarques que je reçois chaque jour. C'est nul ! Pourquoi
personne ne vient avec moi pour se moquer de Mélodie ?
D'accord, elle a de meilleures notes que moi. Et alors ? C'est vrai !
Elle fait vraiment sa crâneuse ! Et pourtant elle est blonde
mais tous les garçons lui font les yeux doux parce qu'elle
est « mieux ». Ils disent n'importe quoi ! Mais
c'est vrai que la dernière fois ma réponse
n'était pas très maligne :
« Quelle est la capitale de la France ? avait demandé le maître.
-Marseille...avais-je répondu. »
Mais cette crâneuse de Mélodie me coupa :
« Paris, monsieur. »
Toute la classe s'est moquée de moi. Le maître a,
bien sûr, félicité Mélodie.
Mais moi, rien du tout !
Dans la famille, c'est difficile aussi. Quand mes cousines regardent un
conte de fée, elles font toujours le même
commentaire : « Ida est trop bête pour
être cette princesse ! » C'est vraiment difficile,
ma vie !
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Je suis handicapée
Histoire imaginée par Blandine Latouche - Collège du Rheu
Bonjour,
Je m'appelle Caroline. Je suis une petite fille handicapée
car j'ai eu un accident de voiture avec mes parents il y a deux ans.
A l'école on se moque de moi parce que je suis dans un
fauteuil roulant. Les élèves de ma classe et de
l'école se moquent de moi en disant : « Tu ne peux
pas courir ». Alors je pars dans un coin et je commence
à pleurer.
Nicolas, mon ami, dit que ce n'est pas marrant. Comme Nicolas est le
plus grand et le plus fort de la classe, les autres me laissent
tranquille après. Il me comprend parce qu' il a eu un
accident de voiture lui aussi sauf que son papa est mort. Nicolas a eu
de la chance. Moi, je vais rester comme ça toute ma vie.
Ma maman me dit que je dois pas les écouter. Ils se moquent
aussi parce que j'ai du mal à parler mais j'ai de la chance
parce que mes amis et ma famille me redonnent le sourire. Alors je suis
heureuse.
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J'ai des taches de rousseur
Histoire imaginée par Charlie Rimasson - Collège du Rheu
Moi j’ai des taches
de rousseur. Pourtant, je ne suis pas roux, mais j’ai quand
même des taches de rousseur. Ça doit venir de mon
papa. Et c’est aussi parce que j’ai des origines
irlandaises (ça, ça vient de mon papi).
J’allais oublier, je m’appelle Dan. C’est
mon papa qui voulait que je m’appelle comme ça
parce qu’il dit que c’est pour rendre hommage
à papi. Je ne suis pas une machine à rendre
hommage non plus ! Ah là là, les adultes !
A l’école, on me surnomme «
l’Amanite » et ceux qui ne me connaissent pas, ils
croient que j’ai la varicelle. Ils sont vraiment
bêtes, les enfants de mon âge !
En plus, l’école, c’est nul ! A
l’école, tout le monde se moque de moi. En plus,
ceux qui ne m’aiment pas, ils me surnomment « Da-Da
». Heureusement, j’ai mes amis, Sylvie et Jean-Lou.
Sylvie n’aime pas sa coiffure (c’est la coiffure
à la Mireille Mathieu) et Jean-Lou, il est roux donc on
s’entend bien tous les trois.
Une fois, on jouait tous les trois à chat dans notre aire de
jeu préférée. Un adolescent nous a
vus, il nous a regardés et il a dit : « Le gang
des trois débiles ». C’est pour
ça que je trouve que les adolescents, ce n’est pas
très gentil ! Enfin bon, c’est la vie…
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Je suis pas intelligente
Histoire imaginée par Blandine Duchemin - Collège du Rheu
Je m'appelle
Anne-Sophie-Marie-Claire et chui' pas intelligente. Vous imaginez,
avoir un prénom comme celui-là, alors qu'on est
pas intelligente ? En contrôle, vous faites
déjà quatre fautes rien qu'en écrivant
votre prénom.
L'autre jour, j'étais sur un
banc à prendre des cours particuliers avec Jocelyne comme
à chaque récréation. Mais
même si je prends des cours particuliers, ça
marche pas. Je ne suis toujours pas intelligente.
Il n'y a pas si longtemps, j'ai
reçu ma MEILLEURE note : 4 /10. Vous n'imaginez pas la joie
que j'ai eue en la recevant ! Cette note est même
accrochée sur le frigo. Vous savez ce que j'ai fait en la
voyant ? Eh ben je me suis mise à sauter partout et j'ai
même cassé le pied de ma table !
Et vous allez vous dire, mais que font
tes parents ? Et ben, eux, ils s'en fichent ! Rien à faire
de moi et quand je dis rien je suis sérieuse ! Ils me disent
que ce n'est pas de leur faute mais au fond je sais qu'ils regrettent
d'avoir eu une petite fille. Ils sont très amis avec une
fille de ma classe. Elle s'appelle Aurélie. Et vous savez
pourquoi ? Parce que eux aussi ils sont dans le même
pétrin que ma famille. Ils sont pauvres.
Mes parents ne voulaient pas avoir
d'enfants car ils étaient trop pauvres pour me nourrir et
avoir tout le nécessaire pour m'entretenir. Ils ont donc
emprunté beaucoup d'argent et à beaucoup de
personnes. Je suis allée à l'école
seulement à l'âge de huit ans même si je
sais que l'école est obligatoire à partir de six
ans. Je ne pouvais pas y aller car mes parents ont dû me
cacher pendant plusieurs années car ils n'avaient pas les
moyens de rembourser leurs prêts. Et puis ma
grand-mère est morte et nous avons pu avoir son
héritage. Et nous avons remboursé toutes les
personnes. J'ai donc loupé les premières
années d'école, et les plus importantes. Et
voilà pourquoi chui pas intelligente.
Voilà vous savez tout. Ma vie
maintenant est tranquille : Noss problèmes d'argent sont
tous réglés, mes parents ont tous les deux un
super travail mais le seul problème c'est que je ne suis pas
intelligente et ça, ça ne changera jamais.
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Mes parents sont trop sévères
Histoire imaginée par Charles Garrec - Collège du Rheu
Je m'appelle Jean et mes
parents sont trop sévères avec moi. Par exemple,
dès que je rentre de l'école, ils me disent :
« Va faire tes devoirs !» Et je n'ai même
pas le droit de prendre mon goûter avant d'aller travailler.
L'autre jour, je me suis fait engueuler à cause de la
mauvaise note que j'ai ramenée et j'ai commencé
à les engueuler à mon tour. En même
temps, il faut me comprendre : au bout d'un moment, je commence
à en avoir marre ! Comme dirait papa : « J'en ai
ras la casquette. »
A l'école, tout le monde m'embête. Quand il y a un
contrôle, il me disent : « Tu vas le rater, tu vas
te faire engueuler ! » Tout le monde sauf Saïfi.
C'est mon meilleur pote. Avec lui, je fais tout.
Lui, son problème, c'est qu'il a un appareil dentaire. Lui
il dit qu'il est moche. Lui il dit ça, mais moi je trouve
qu'il est bien, son appareil !
Bon, ça c'est pas grave. Reparlons de mes parents. L'autre
jour, tout le monde s'est moqué de moi. Ils disaient :
« Tes parent vont te tuer !» Mais je suis toujours
vivant...
Maintenant, c'est moi qui leur fais peur. Je leur dis : « Mes parents, ils vont venir pour te tuer ! »
Maintenant, c'est moi qui rigole...
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Je n'ai pas la même religion que les autres
Histoire imaginée par Alex Lemonnier - Collège du Rheu
Je m'appelle Ikné et je n'ai pas le même religion que les autres.
Avant, ça allait. Mais depuis qu'à
l'école on a dû faire un exposé,
ça ne va plus. Je ne trouvais pas le sujet, alors j'ai
demandé à maman. Elle m'a dit :
« Tu n'as qu'à parler de ta religion ! »
J'ai pensé que c'était une bonne
idée...
Le jour de l'exposé, j'ai commencé à parler :
« Je vais vous parler de ma religion... »
Puis la récré est arrivée et c'est là que tout a commencé :
« Hé, voilà le bouddhiste ! »
a lancé quelqu'un. « Tu as mis une perruque
aujourd'hui ! » a crié un autre. Et il m'a
tiré les cheveux pour voir si j'avais une perruque.
Depuis, c'est tous les jours comme ça. J'ai plus de copain
à part Simski. Lui, il est gentil et il s'en fiche des
religions.
Je dis rien à maman car sinon elle le dira à la
maîtresse qui punira les autres et ils m'insulteront encore
plus, alors je dis rien à maman.
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Je suis une petite fille tout à fait normale
Histoire imaginée par Louison, 12 ans
Je suis une petite fille tout
à fait normale. Des défauts comme des
qualités, avec tous ces petits soucis d’enfance,
des mauvaises notes, des embrouilles de copines …
J’ai 9 ans et je suis en CM1, les copines
m’invitent parfois à dormir, c’est
chouette, d’ailleurs. Mais moi je n’ose pas les
inviter … Pourquoi ? Vous me demandez pourquoi ? Ben chez
moi c’est le Bazard et je n’ose pas demander
à ma maman, après tout, c’est moi qui
fais à manger, c’est moi qui fais toutes les
courses, après tout, je crois qu’elle ne sait
même pas que je suis sa fille. Elle a des tonnes de
bouteilles dans son frigo, avec écrit des choses bizarres
dessus, j’ai vu écrit un jour « vodka
» et quand j’ai demandé à
maman, elle m’a giflée et m’a dit que je
comprendrais quand je serais plus grande. Quand j’arrive avec
des bonnes notes, je suis pleine d’enthousiasme. Mais maman
elle ne l’est pas. En fait, elle ne fait pas trop attention
à mes notes.
Un jour, je rentrais de l’école et maman elle
était bien coiffée, trop belle, quoi ! Je
l’admirais. Je lui aie dit « maman tu es
resplendissante » et elle m’a répondu
par un « Mmh. Je reviens vers 3h du matin. Y a des
choses dans le frigo des cochonneries » La porte sonna, elle
ouvrit. Je vis un homme assez beau garçon, avec des
fossettes et une veste en cuir. Un bouquet de fleur et tout. Encore un
raté divorcé trouvé dans un bar. Sa
faisait le 5e ce mois-ci. Elle partit, pas un au revoir, et je me
retrouvais seule dans ma maison. Si seulement papa était
là, il serait toujours là et je saurais ce que
c’est qu’avoir des parents. Maman
n’aurait pas commencée à boire quand je
n’avais je ne sais pas quel âge et tout cela ne
serait pas arrivé. Mais je me sens si seule, pourtant
j’ai tant de choses magnifiques autour de moi. Il me manque
une mère et un père. Pourquoi sa existe la guerre
! Moi, plus tard, quand je serais princesse,
j’ordonnerais la paix dans le monde et tout le monde sera
paisible. Si le monde avait été paisible, mon
papa ne serait pas parti. J’ai seulement 2 renseignements sur
lui, j’ai entendu maman le dire dans son sommeil «
Antoine, pourquoi tu pars, tu vas me laisser m’occuper
d’elle toute seule, c’est sa ? Mais comment je vais
faire, moi, nous avions tant de projets, Antoine, Antoine ! Tu ne va
jamais revenir et tu le sais, NON NON NON ! » Il
s’appelait Antoine et il était parti à
la guerre.
Le téléphone sonna. C’était
Paul, il m’avait dit dans la journée
qu’il était amoureux de moi. Moi je ne
l’aime pas. Il n’est pas beau et il a des cheveux
tout moches. Mais j’ai l’impression qu’il
me comprend. J’ai longuement discuté
avec lui, et j’ai découvert derrière sa
carapace de bagarreur, que c’était un
garçon fragile et attentionné. Il
m’écouta. Ce fut le seul qui connut mon secret.
C’est vrai que mes copines elles me trouvent louches.
J’aurais été pareille à leur
place. Je les connais depuis les 3 ans et je ne leur aie jamais
montré chez moi. Je me demande bien comment maman elle
était quand elle était jamais ivre. Elle est au
chômage mais elle trouve toujours de l’argent.
C’est ces divorcés du bar qui lui en donnent. Tous
les matins, je trouve 40euros sur la table et un petit mot
gribouillé :
Fais les courses et achète du papier toilette et de la
lessive. Tu étendras le linge et tu
m’achèteras un pack de 6 bouteilles de vodka ++.
Mais ce n’est pas de ma faute, aussi ! les copines elles se
moquent de moi parce que j’ai des pas beaux
vêtements mais j’ai envie de leur dire, moi !
« Ma maman ne me coiffe pas tous les matins, elle ne
m’habille pas avec des choses à la mode et ne
m’aime pas, elle veut que je fasse les courses et elle boit
encore et encore ! » Je suis moche, je sais pas comment Paul
il peut être amoureux de moi. J’ai tout le temps
les cheveux gras parce que maman elle veut jamais que
j’achète du shampoing, j’ai pas assez
d’argent. Mais tout le monde me trouve différente,
parce que je suis dans mon monde, les professeurs me disent que
j’ai des problèmes «
d’autiste » JE NE SUIS PAS UN MONSTRE, Il me manque
un papa et une maman, c’est tout …
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Un mélodrame, une mélodie...
Histoire imaginée par Joséphine, 15 ans
Seule, ça finit toujours
comme ça, Seule. Même la lumière s'en
est allée...
J'ai 9 ans ¾, je m'appelle
Mélodie mais, attention pas de comparaison, ma vie n'a rien
d'une chanson. J'aurais pu être une petite fille souriante,
joyeuse, qui chante, à qui on fait de jolies tresses... Oui
j'aurais pu. D'ailleurs, je suis souriante, joyeuse et je chante tout
le temps. Mais voilà, ce ne sera jamais à moi
qu'on pourra faire de jolies tresses: je n'ai pas de cheveux. Mon
crâne est aussi rond qu'un ballon et aussi lisse qu'un
carré de soie.
C'est à cause d'une maladie,
une maladie au nom difficile, en deux ou trois mots au moins.
Cette maladie me détruit, lentement. Pourtant elle ne m'a
jamais fait mal, je suis même devenue insensible aux
piqûres... Mais un jour, en me réveillant, ce
n'était pas quelques cheveux mais bien une très
grande quantité qui était partie pendant la nuit.
Et chaque matin, je retrouvais cette partie de moi qui s'envolait
petit-à-petit.
Et puis un jour, bien sûr, il
faut affronter le regard des autres... Les enfants, ces chers
«copains», leurs insultes, ce n'est pas le pire.
Non, ce qui m'est insupportable, c'est ce regard que me lancent les
adultes, ce regard de compassion et de dégoût
à la fois, qui vous hante, encore et toujours. Si vous
saviez comme ça fait mal, de se voir ôter ainsi
tout espoir de normalité. Comme si la perte de mes cheveux
m'enfermait dans un autre monde. C'est ce qui d'ailleurs a fini par
arriver, pour me protéger, j'ai choisis la
facilité, je me suis enfermée dans ce monde si
confortable. Ce monde où les enfants ne doivent pas se
moquer de vous, où ils sont obligés de jouer avec
vous parce que « tu sais, il faut être gentil avec
Mélodie ».
Avoir des cheveux, ne pas en avoir,
alors c'est vraiment ça la question ? Je n'aime pas les
chapeaux, je n'aime pas les perruques, je suis donc
condamnée à subir tout ça ? J'entends
souvent mes parents qui parlent à voix basse, le soir, quand
ils pensent que je me suis endormie. Je suis sûre qu'il
regrettent d'avoir une petite fille qui n'a plus de cheveux. Surtout ma
mère, cela doit être horrible pour elle d'imaginer
des millions de mamans qui font des nattes tous les matins à
leur petite fille si charmante...
Alors voilà, je suis dans mon
lit, dans le noir, car l'ampoule a sauté. Est-ce que c'est
moi qui fait fuir la vie ? Pourquoi mes tantes en m'embrassant ont les
larmes aux yeux ? Est-ce qu'une petite fille sans cheveux c'est si
ignoble que ça ? Est-ce qu'on m'aimerait si j'en avais ?
Pourquoi ce regard de compassion ? Pourquoi cette impitoyable
pitié ? Quelqu'un répondrait-il à mes
questions si je n'étais pas si horrible ? Une petite fille
sans élastique, ça change tant que ça ?
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Comme un mouton
Histoire imaginée par Blandine, 15 ans
Ce n’est pas de ma faute. Non, je n’ai rien fait
pour. Ce n’est pas de ma faute. Même pas celle de
mes parents, en fait. C’est juste le hasard, la pas-de-chance.
Et c’est sur moi que c’est tombé.
Je n’ai pas d’amis. Je n’en veux pas. Qui
voudrait être ami avec une personne comme moi ? Personne.
Même pas moi. Mais en fait, je n’ai pas le choix.
Quand je rencontre quelqu’un, c’est toujours la
même chose. D’abord, il, ou elle, ne voit pas, je
la cache, ça peut durer longtemps, une fois pendant une
journée entière, mais d’habitude, non,
je la sors très vite, je suis obligé.
Et alors, il, ou elle, voit. La voit.
A ce moment, deux réactions possibles : soit il, ou elle,
éclate de rire et alors je pars en courant, soit il, ou
elle, se met à me plaindre, oh mon pauvre, c’est
pas drôle, je suis désolé, et moi je
pars en courant.
A vrai dire, il y a une troisième réaction. Il,
ou elle me pose LA question. Toujours la même : «
Mais comment tu fais pour écrire ? » Alors, moi je
dis LA réponse : « Comme toi ». Et
ensuite, je pars en courant.
Oh, oui, ça les fait tous bien rire à
l’école. Ils m’ont trouvé un
surnom : « N’a-qu’un-doigt »
Mais c’est n’importe quoi, je n’en ai pas
qu’un de doigt, j’en ai quatre, et c’est
le plus petit qui me manque, celui qui ne sert à rien.
Voila, je suis né comme ça, c’est tout,
et ce n’est pas de ma faute.
Quand j’étais petit, je lui parlais à
mon petit doigt fantôme, c’était mon ami.
Mais maintenant non, je suis trop grand et je n’ai pas d’amis. Toujours tout seul.
Enfin, je dis que je suis grand, mais pas tant que ça. J’ai neuf ans.
Un an pour chaque doigt. C’est pour ça que je
n’aurai jamais dix ans, parce qu’il me manque le
dixième. Je vais bientôt mourir, je pense.
D’ailleurs ceci est ma lettre d’adieu, je crois qu’on appelle ça un testament.
Mais maman est entrée dans ma chambre. Elle m’a
dit vite, mon chéri, dépêche toi,
c’est l’heure d’aller à
l’école.
Elle m’a tendu mon cartable.
Et je l’ai pris.
De mes dix doigts.
J’aurai tellement voulu être différent…
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Henriette
Histoire imaginée par Céline, 11 ans
Moi, c’est Henriette, et chuis très
très fine. Les autres, i s’moquent de moi en
m’appelant « fil de fer » ou «
espèce d’asperge ». C’est pas
drôle. Nan. Je veux pas faire de « machin
» médical là, où on doit
s’déshabiller, qu’on nous mesure et
qu’on nous pèse. La dernière fois, je
faisais 1m54 et 26kg. Je pense que c’est pas beaucoup car ma
maman a crié si fort que le réparateur de la
machine à laver en est tombé par terre en faisant
un gros «BOUM » ! Moi j’étais
morte de rire. Maman était morte
d’inquiétude. Et pendant tout ce temps, papa, il a
rien foutu collé d’vant la
télé !!! Bon bref, tout le monde à
l’école s’est moqué de moi et
avait un rire stressé car ils étaient inquiets
pour moi parce que je suis qu’en CM2, alors…
Lucas aussi il est maigre, mais moins que moi. Mais on se comprend
quand même… Chais pas pourquoi mais lui, on se
moque pas de lui…
Océane, elle, c’est tout mon contraire, on est
parallèle, on peut jamais s’rencontrer…
La pôv. Elle est grosse naturellement et on peut rien y
changer pask’en plus elle fait pas d’efforts
alors…
Moi, chuis amoureuse de Kevin, parc’que j’trouve
ça trop chou les parents divorcés ! Je peux le
réconforter et j’adore ça,
réconforter les gens. Surtout mon Kevin… Bref, je
suis laide, toute squelettique comme me dit ma maman… Elle
veut que je mange mais j’ai un petit estomac moi ! Alors
ch’peux pas trop manger sinon je tombe malade.
Ah ! Kelly ! Elle a un appétit parfait, des joues
parfaites… Comme je l’envie ! C’est ma
meilleure copine !
Je pourrais jamais me groinfrer comme Océane donc on est pas
amies. Ah non non non ! Mon père lui, il s’en
fiche de moi, alors que je sois maigre ou non ça lui est
égal… Il préfère regarder
les matchs de foot à la télé avec ses
pôtes plutôt que de s’occuper de moi ! En
plus, je m’ennuie, je suis fille unique ! Je n’ai
que Kelly et mon Kevin comme amis… Lucas, c’est
pas pareil, c’est un confident…
Mais bon. C’est la vie, je pourrais pas du jour au lendemain avoir un ENORME estomac comme Océane !
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Comment participer ?
C'est
très simple, il vous suffit d'écrire un texte qui raconte
l'histoire d'un personnage que vous inventez et qui a un complexe,
quelque chose dans sa vie qui fait qu'il se sent différent des
autres. C'est un personnage qui n'existe pas, ce n'est pas vous. Vous
pouvez aussi lui inventer un prénom qui n'existe pas.
Envoyez-nous votre
texte par mail : la.petite.fille.moche (a) gmail.com - Enlevez les espaces et remplacez (a) par @
ou par courrier à : La Traverscène - 5 rue Mornay - 75004 Paris
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